Comment bien mener une PCT ?
Tout d’abord, voyons ce qu’est la thérapie post-cycle, ou « PCT », dans le monde du sport. Pour faire simple, il s’agit d’un ensemble de mesures qui permettent d’accélérer la récupération de l’organisme après une supplémentation sportive. Il est par ailleurs extrêmement important de penser à planifier votre PCT avant même de commencer la cure de SAA elle-même.
Qu’est-ce que la PCT et à quoi sert-elle ?
Ce n’est un secret pour personne : les stéroïdes ont un certain nombre d’effets négatifs s’ils ne sont pas correctement maîtrisés. Si l’athlète ne prend pas les mesures appropriées pour les éliminer, de graves problèmes de santé peuvent survenir. Certains culturistes débutants ne le comprennent pas ou ne veulent pas s’en soucier, quelles que soient les conséquences. Non seulement ils prennent les anabolisants de manière incorrecte, mais ils négligent aussi complètement la thérapie de récupération, qui est une partie essentielle de toute cure.
Cette situation s’explique en grande partie par le manque d’informations fiables sur les stéroïdes. Aujourd’hui, il est devenu à la mode de critiquer ces produits. Pourtant, les moyens d’améliorer les performances sportives seront toujours utilisés, quelles que soient les informations négatives que l’on trouve sur internet. De nombreux experts en médecine du sport estiment qu’il vaut mieux fournir aux athlètes toutes les informations nécessaires plutôt que de les leur cacher.
L’un des inconvénients les plus graves des SAA est la perturbation de l’axe hypophysaire. Rappelons que celui-ci se compose de l’hypothalamus, de l’hypophyse et des testicules. La tâche principale de l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire est de réguler la production de testostérone. La prise d’anabolisants perturbe le fonctionnement de cette chaîne, mais ce phénomène est parfois présenté de manière très négative par les études unilatérales les plus récentes.
Par conséquent, l’hormone mâle est produite en faible quantité, voire plus du tout. La synthèse de la testostérone est contrôlée par une substance spéciale appelée gonadotrophine, qui agit également sur la sécrétion du liquide séminal. Pendant les cures d’anabolisants, la concentration de l’hormone mâle atteint des valeurs maximales et l’organisme estime qu’il n’est plus nécessaire de synthétiser l’hormone endogène : il ralentit donc la production naturelle.
Tant qu’un culturiste prend des stéroïdes, il ne ressent pas ces changements. En revanche, après l’arrêt des anabolisants, le taux de testostérone endogène commence à chuter rapidement, et l’organisme n’est pas en mesure d’y réagir aussi vite. En fait, sans PCT, la concentration normale de l’hormone mâle peut se rétablir d’elle-même. Cela peut toutefois prendre plusieurs mois, selon la lourdeur de la cure terminée.
Si un athlète a prévu une longue cure de plus de 8 semaines, il vaut la peine de commencer à utiliser de la gonadotrophine dès le deuxième mois de la cure. Ce médicament stimule le fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire. La gonadotrophine se prend par cycles de trois semaines. Le médicament doit alors être administré trois fois sur 10 jours, à une dose unique comprise entre 1 500 et 1 700 UI.
Comme l’organisme n’est pas capable de modifier rapidement son fonctionnement, l’absence de PCT après une cure peut entraîner l’infertilité. La plupart des athlètes amateurs sont convaincus qu’une concentration élevée de l’hormone mâle dans l’organisme est une bénédiction. C’est vrai d’un côté, mais pas toujours, car le corps recherche sans cesse l’équilibre.
Lorsque le taux de testostérone dans le sang est élevé, la conversion de cette hormone en hormone féminine (aromatisation) s’accélère. Une gynécomastie peut donc se développer si l’on ne prend pas les mesures appropriées. À noter que cette affection devient irréversible si on la laisse évoluer trop longtemps, et qu’elle a tendance à progresser. Certes, elle ne cause pas de dommages graves à l’organisme. Mais aucun homme n’aimera voir ses glandes mammaires grossir comme celles d’une femme et ses mamelons gonfler.
Le dernier point à retenir concerne le fonctionnement du foie. On pense généralement que les stéroïdes injectables sont plus sûrs que les comprimés. Nous pouvons en partie être d’accord. Cependant, le foie filtre tout le sang, quelle que soit la façon dont les SAA ont été pris. Cet organe élimine facilement les toxines naturelles, mais peut être dépassé par les toxines chimiques.
Grâce à la PCT, les sportifs résolvent donc plusieurs problèmes à la fois :
- L’équilibre hormonal naturel, propre à chaque personne, est restauré.
- L’effet rebond est réduit.
- Les risques de développer une gynécomastie sont éliminés.
- Le processus d’atrophie testiculaire s’arrête.
- Les autres effets négatifs sont éliminés.
Il est extrêmement important de faire des analyses pendant la prise d’anabolisants, au moins deux fois par mois. De nombreux débutants prennent exemple sur les athlètes professionnels et vont même jusqu’à reproduire leurs cures. Ils oublient cependant que ces derniers sont suivis par un spécialiste en médecine du sport qui connaît bien le fonctionnement du système endocrinien. Quel pourcentage d’amateurs de musculation peut compter sur une telle personne ?
Important : Pour éviter que ces effets secondaires ne surviennent pendant un cycle, on utilise des médicaments comme l’hCG (gonadotrophine) et l’Arimidex (anti-œstrogène) ou, si l’on utilise des SAA progestatifs, des médicaments à base de cabergoline comme le « Dostinex » (anti-progestérone). Pris aux dosages et pendant les durées corrects, tous ces produits empêchent l’apparition d’effets secondaires pendant la prise de SAA. Vous trouverez toutes ces substances de protection dans notre catalogue en ligne, avec livraison à domicile.
Thérapie de récupération classique
Il faut préciser que la PCT peut aussi être réalisée selon le schéma dit « en pont ». Nous en parlerons également, mais un peu plus tard. La thérapie de récupération classique est effectuée lorsqu’aucune nouvelle cure n’est prévue dans les mois qui suivent. Pour cela, il faut prendre les médicaments suivants :
- Hépatoprotecteurs.
- Boosters de testostérone.
- Anti-œstrogènes.